L'ennui c'est qu'il faut s'en aller et oublier. Alors, en attendant l'orage, j'ai délocalisé ma vie au Bangladesh, j'ai dessiné des ailes dans mon dos. On s'en va quand ? Toujours à répeter les mêmes accords, rêver les mêmes rêves... Tu me suis peut être. Tant pis après tout, si il faut mourir jeune, c'est toujours mieux du moment que je meurs heureux. Il faut profiter. Certains ont compris de travers, alors ils profitent des autres. C'est ce qui fait la différence entre celui qui joue à l'amour et celui qui joue aux boules. Derrière les beaux slogans qui se reflètent dans les flaques médiatiques et les maladies cosmiques, on perd son temps. Elle, ailes, hell, hail... La conjugaison est amusante vous ne trouvez pas ? Les mains dans les poches, sentir le stylo prédestiné à écrire des livres fascinants et un tas de connerie autour, des articles sur lesquels des verres seront posé ou qui se retrouveront autour d'une poubelle, comme ça, pour décoré, parce qu'elle trouve ça joli la voisine dans son mlh.
Système ruiné dans le silence. Il faut encore s'en aller. Quand il n'y a plus de place pour l'amour.
Mais est-ce qu'il faudra se retourner pour tout voir défiler ? C'est comme dans les grand films sombre ou la pluie couvre le pare-brise, elle fait fondre la pellicule et tous les univers se mélangent. On a Dustin Hoffman qui vient chanter la soul avec Jimmy Cliff empris du LSD, des papillons s'envolent en direction de la lune avec Michel Berger sur un dauphin hollandais, ça devient n'importe quoi. Il faut mater les cons, les mater si fort, qu'il deviendront bon. Quand le bruit des caresse résonne, on s'enfuit par pudeur, on s'enfuit par peur. Ce que je veux dire c'est qu'hier il y avait des ennuis et qu'aujourd'hui d'autres prennent le défis de te faire changer d'avis sur la vie, celle de la Floride à Miami, ou celle de la Vienne à Poitiers, c'est pareil. Ce qui change c'est la vie de ceux qui vivent à cause de l'argent, de ceux qui parlent seulement de l'argent, qui établissent ta vie en fonction de tes dépenses, tandis qu'ils s'en foutent de ce que tu penses du moment qu'ils en ont plein la panse...
Surement qu'un jour, les 40 ovnis au dessus de ma tête viendront réveler le secret de l'Atlantide, peut être qu'il me tueront pour me laisser libre de choisir entre dignité et supplice comme celles qui n'ont jamais répondu à mes excuses quand je leur disais juste que je m'éloignais, que je n'avais plus de temps, que je m'éloignais du temps. C'était pas des déclarations, c'était pas d'autres chansons, juste à cause des minutes qui défilent, juste à cause des secondes qui s'enfilent comme des perles, comme des petites lignes orientales, comme des abeilles dans la ruche, c'est la vie, il est uni vers celle qui est uni ver l'uni.
Photo : Tristan en mode "All black fou"
